Chocolatines, zombies et numérique...
Moi, je dis "putain" et "chocolatine"...
Parce que je suis originaire de Bordeaux.
Pas une "vraie" bordelaise selon les puristes, mais une authentique "fille de la ville" selon mes congénères lot-et-garonnais. Car dorénavant, c'est ici que je vis : dans un tout petit (mais charmant) village du Lot et Garonne.
Et avant ?
Avant, j'avais un poil la bougeotte. Et comme je ne fais jamais rien dans l'ordre, j'ai commencé par... L'Inde. Tu connais l'Inde? Dur comme pays. Très dur. J'y ai travaillé quelques mois. Et après avoir survécu à des piments de force 12, à une tentative d'assassinat au couteau rond, je ne sais combien de bévues culturelles et une classe de mioches doppés au coca, j'ai fini par me découvrir un certain talent de raconteuse d'histoires.
Et puis entre deux, il y a eu Paris et Montréal, deux autres terres, tout aussi étrangères et pleines de défis pour la fille du Sud-Ouest que je suis.
L'un des grands indispensables de mon métier : la maîtrise des biais cognitifs
Eh oui, pour bien vendre, il faut connaître l'humain, son cerveau, ses petites manies. J'ai donc étudié les mécanismes d'influence. Et j'y ai appris des choses passionnantes et très utiles pour la construction des personnages de fiction.
Zombies, apocalypses et psychologie de groupe
C'est mon autre petite marotte : je suis une inconditionnelle des films et séries de zombies et/ou post-apocalyptiques. Et ce n'est pas pour les scènes d'action. Non, ce que j'aime, ce sont les mécanismes de la psychologie de groupe, c'est l'expérience sociale dans laquelle les scénaristes plongent leurs personnages. Comment tel type de caractère réagit-il à tel évènement ? Comment cela influence sa position dans le groupe ? Et est-ce que ça a des conséquences pour la survie dudit groupe ?
Jean-Paul n'est pas un zombie. Jean-Paul est un écureuil boulimique à la recherche de noisettes. C'est cohérent avec le développement de son personnage.
L'amour du vrai — Des personnages authentiques
En matière de fiction, je suis tout terrain et dévore avec amour un peu de tout : fantastique, teen drama, aventure, épique, fantasy, policier, noir, etc. Pour peu qu'il y ait du rythme, de bon·ne·s acteurs·trices et une intrigue qui tienne la route, j'embarque. En revanche il y a certaines choses qui me piquent sérieusement les neurones : les personnages creux et les développements foireux.
Les incohérences aussi...
Rien qui m'agace plus qu'un personnage adolescent qui te sort des répliques à base de "je ne saurai dire" et autres "J'ignore tout de son plan machiavélique". Sérieux, les gens, c'est quand la dernière fois que vous avez vu un ado vivant de près ?