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6 – Opération Crabe out – Le jour d’après

Hello mes cacahuètes en sucre ! Pour ceux et celles qui n’auraient pas suivi, je me suis fait opérer hier matin par la rock star du coin dans une clinique assez réputée. Et effectivement, tout ce beau monde a tenu ses promesses : l’opération s’est bien passée et je sors aujourd’hui. Fingers in the nose, quoi.

Du coup, on en sait un peu plus sur la bestiole.

Déjà, pour t’expliquer rapidement l’opération : le chirurgien devait enlever la tumeur en elle-même, puis ce que l’on appelle des ganglions sentinelles. C’est-à-dire les premiers ganglions sur la chaîne ganglionnaire. Avant, on enlevait tout direct puis on envoyait ça se faire analyser. C’était assez invasif comme méthode avec entre autres conséquences désagréables, des lymphœdèmes (bras gonflés de lymphe). Trop. La. Joie.

Heureusement, aujourd’hui, les médecins prélèvent d’abord seulement quelques « sentinelles » et les analysent directement sur place. Et seulement si elles s’avèrent être atteintes par les cellules cancéreuses, ils en enlèvent d’autres et remontent ainsi la chaîne jusqu’à ne plus rien trouver. Mais si elles sont négatives, l’opération s’arrête là.

La nouvelle un peu moins bien…

mais pas forcément mauvaise pour autant, c’est que lors du repérage de la tumeur, un des toubibs a trouvé une seconde masse, proche de la tumeur. Pendant l’opération, du fait de la « densité » de mes tissus, le chirurgien a été incapable de déterminer si c’était un truc bénin ou pas. Donc par mesure de précaution, il a tout enlevé et bien cureté autour.

Je revois ma rock star de chirurgien fin novembre. Ce sont les médecins du conseil d’oncologie qui décideront d’un protocole de traitement sur-mesure.

Le meilleur scénario serait 5 semaines de radiothérapie entre décembre et janvier, et puis c’est tout. Et dans le pire des cas… Ben, 1 à 5 mois de chimio, puis 5 semaines de radio et enfin, 5 ans (!) d’hormonothérapie.

La bonne grosse nouvelle pour moi c’est donc que le chirurgien n’a prélevé que deux sentinelles et toutes les deux étaient négatives : donc pas de métastase !

L‘autre bonne nouvelle, c’est que je me remets déjà très vite. Les cicatrices sont impec’, j’ai même pas un bleu ! Et donc je sors là, aujourd’hui, dès que mon cher et tendre sera arrivé.

Et le moral, alors ?

Bon, ça va toujours bien. On prend les choses comme elles viennent, l’une après l’autre et ça le fait à peu près. En plus, hier, pendant que j’étais opérée, il y avait trois petits garçons, des fils d’amies, dont l’un de deux mois à peine, qui subissaient eux aussi des interventions, mais bien plus lourdes que moi ou qui étaient en train de lutter en réa. Quand j’ai su que tout s’était bien passé pour eux aussi, ça a été un grand soulagement pour moi. Plus encore que mes propres résultats.

YOLO quoi.

El Chafard, libérée, délivrée, désincrustée.